L'ÂME DU MONDE EST UNE FEMME Publié le 22 avr. 16:34 , 0 commentaire

L'ÂME DU MONDE EST UNE FEMME – LE MYTHE GNOSTIQUE DE SOPHIA Avez-vous déjà entendu parler de la Gnose ? Ou des gnostiques de l'Antiquité, souvent associés aux débuts du christianisme ? Vous connaissez sans doute la Terre Mère – puisque nous nous déplaçons tous constamment sur elle – ou Mère Nature, que nous aimons tous visiter pendant les vacances. Nous avons tendance à lui confier tous nos problèmes, et elle parvient toujours à les faire disparaître, ne serait-ce qu'un instant. Alors pourquoi, malgré cette compréhension de la nature féminine bienveillante du monde, ne laissons-nous pas cette bienveillance façonner notre réalité comme elle le pourrait ? Est-ce simplement par ignorance ? Je ne le crois pas. Je pense que nous avons toujours su. Jadis (et même aujourd'hui), les hommes savaient mieux, et ce savoir qu'ils possédaient (et possèdent encore) était une sorte de « connaissance secrète », appelée Gnose, du grec « savoir ».
Bien qu'il soit souvent confondu avec le christianisme primitif, le gnosticisme n'est pas une religion, mais plutôt une façon d'être au monde – un chemin vers la réalisation de soi et l'intégration à une perception plus profonde de la réalité.
Comme toujours autrefois, une compréhension qui ne pouvait être exprimée intellectuellement se transmettait sous forme de mythe, d'histoire communiquant le « savoir secret » qui ne peut être compris que par une expérience du cœur, et non de la tête ; et c'est littéralement dans le cœur que le Féminin Divin entre en jeu.

LE MYTHE DE LA DIVINE SOPHIA
Elle est si étourdie par l'amour qu'elle porte à la Source Créatrice que, lorsqu'elle aperçoit une lumière scintillante en contrebas, elle se jette dans les ténèbres, suivant à tort ce qu'elle croit être le rayonnement de son Père, trompée par un simple reflet. Là, prisonnière du potentiel inexploité du monde, elle est séparée de la lumière, de la réalisation spirituelle de la Gnose, de la connaissance de l'unité transcendante.
Mais Sophia demeure présente, et, forte de sa puissance retrouvée, elle insuffle une grande beauté et un potentiel spirituel immense au monde terrestre et à ses habitants. Témoin de la création irresponsable du monde par sa progéniture égarée, Sophia dissimule la Conscience dans le corps du premier homme du démiurge, « Adam », puis la fait naître dans le monde sous le nom d’« Ève ». Là, les puissances des enfers la manipulent, l’utilisent, abusent d’elle et l’exploitent, jusqu’à ce qu’elle ne connaisse plus que la tristesse dans sa lutte pour retrouver la lumière perdue, mais non oubliée. Elle donne naissance à une multitude de mauvais garçons, des demi-dieux appelés archontes, dont le pire de tous, le démiurge qui devient le créateur de ce monde, le corrompant d’orgueil, d’ignorance, de peur et de sa soif de pouvoir et de plaisir.
Finalement, Sophia se libère et remonte vers la véritable lumière de la vie, élevant l'humanité avec elle, imperceptiblement. Mais elle refuse d'abandonner le monde triste des humains et se divise donc, conservant une partie en bas, toujours présente et disponible pour l'illumination de tous.
Ici, nous pouvons l'appeler Gaïa – la conscience du monde. De retour dans le royaume céleste de la lumière spirituelle, Sophia redécouvre la Gnose en s'unissant à son frère jumeau dans un « mariage » de réunification, équilibrant l'ego masculin au potentiel inexploité et l'unissant au féminin sacré – rendu plus puissant par l'adversité – en un tout androgyne. Un être complet, empli de la connaissance de la lumière transcendante et unifiée.

LE CŒUR FÉMININ DE LA TERRE
C’est la philosophie sublimement sophistiquée du mythe de Sophia, un chemin qui mène non seulement à la réalisation de soi, mais aussi à la compréhension du cœur et de l’âme féminins de la terre.
UNE FEMME, PLUSIEURS NOMS
Sophia se révèle être la dispensatrice de sagesse sous de multiples formes : elle est Shakti en sanskrit, puissante personnification hindoue de la sagesse féminine, et l’âme reliant le personnel et le collectif en tant qu’atman, réalisée dans l’état transcendant de samadhi (Gnose). Elle est le bodhisattva compatissant (Avalokiteshvara) dans le bouddhisme, revenant éclairer le chemin du nirvana (Gnose), personnifié par la déesse Guanyin. Elle est à la fois la Vierge Marie, dans sa forme ascendante, et Marie-Madeleine, compagne terrestre du potentiel christique dans le gnosticisme chrétien. En psychologie jungienne, elle est le pouvoir unificateur (« individuation ») des archétypes féminin et masculin, de l’anima et de l’animus, et du moi inférieur de la psyché au moi supérieur spirituel (Gnose).
Vous voyez, Sophia est vraiment partout ; ou comme le disait mon regretté oncle (par alliance), le grand psychologue et philosophe jungien James Hillman : elle est la Sophia de la sagesse, la Maria de la compassion, la Perséphone de la destruction, la Nécessité et le Destin impérieux, et la Muse.
Comme vous pouvez le constater, notre Terre Mère possède une âme magnifique et continue de nous aimer inconditionnellement malgré tous les mauvais traitements que nous lui infligeons. Elle souhaite que nous la suivions. Elle veut que nous accédions à un nouveau niveau de conscience d'où nous pourrons nous reconnecter à notre moi supérieur, grandir, nous épanouir et accéder à une meilleure compréhension de nous-mêmes. Elle nous invite à l'accompagner dans ce merveilleux voyage de découverte de soi, nous offrant tout ce qu'elle possède pour assurer notre sécurité, notre bien-être et une coexistence pacifique.
Ainsi, elle nous offre cet outil de guérison, imprégné de ses énergies bienveillantes, pour nous aider à purifier tout ce qui n'a pas sa place dans cette nouvelle réalité que nous construisons chaque jour par nos pensées, et à nous ancrer dans ce monde nouveau et magnifique. Cet outil vient directement de son cœur au vôtre, pour vous accompagner dans le nettoyage, l'équilibrage, la normalisation et la guérison de vos champs énergétiques, vous guidant en douceur vers un nouveau chemin vers la liberté, la compréhension inconditionnelle et l'amour de tout ce qui est.





